LA LIBERTE D’OPINION ET D’EXPRESSION AU SENEGAL
Cela devient un lieu commun de dire qu’au Sénégal la
presse a fortement contribué à la culture politique du citoyen.
Cette force, ce pouvoir de la presse, n’est pas née exnihilo.
Elle est le résultat de nombreux combats menés par
des journalistes libres, les premiers indépendants: Mame
Less Dia (le politicien), Boubacar Diop (promotion) qui ont
pris le risque d’une presse privée à l’époque de la toute
puissance des médiats d’Etat, ponctuée par une censure à
posteriori, appliquant les dispositions rigoureuses du Code
pénal:
– diffusion de fausses nouvelles
– injures publiques et diffamations etc…
L’année 1981 fut un tournant capital pour la démocratie
sénégalaise, et la philosophie politique exprimée à l’occasion
de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux du 7
novembre 1984 par le Président Diouf pose les jalons de la
véritable liberté de la presse et les textes qui suivirent en
1996 (loi relative aux organes de communication sociale, et
en 1998: loi portant création du haut Conseil de l’Audiovisuel),
marquèrent la liberté totale d’expression et d’opinion
au Sénégal.
10 000CFA






